Simon Brown
Biographie
Simon Brown (he/they/il/iel) est artiste interdisciplinaire, poète et traducteur originaire du Nouveau-Brunswick qui vit et travaille dans la région de Québec. Les textes de Simon sont présentés en revues, zines, chapbooks et recueils, ainsi que dans des œuvres médiatiques, des films, des pièces de danse, des opérettes, des lectures expérimentales et des performances au Festival acadien de poésie (Caraquet), à la Fonderie Darling (Montréal), au Banff Centre (Banff), au VERSeFest (Ottawa), au Festival Frye (Moncton), au Centre international de poésie (Marseille), et à la Maison de la littérature (Québec), entre autres. Simon collabore régulièrement avec de nombreux·ses artistes, musicien·nes et poètes, dont Maude Pilon, Alexandre St-Onge, Olivia Tapiero, et Maude Veilleux, et des collectifs comme le Patio, Ramen, et l’Ensemble de musique improvisée de Québec. Son livre La surface vivante : poèmes pour la voix 2014–2024 paraîtra aux Herbes rouges en 2026.
Sa démarche de poète s’alimente de diverses sources : la poésie lyrique, l’art conceptuel, la justice sociale, le monde naturel. Le jeu et l’expérimentation sont au cœur de sa pratique, très axée sur un dialogue ouvert et tentaculaire avec les lecteurices.
Entrevue
La poésie était malheureusement absente de mon parcours scolaire. La seule exception, c’était ma professeure d’anglais en troisième année de primaire, Mme Parker, qui un jour nous dit que tout peut être de la poésie. Son exemple était un très beau et très court poème de son propre cru dont je me souviens toujours : « fudgesicle stick in the mud ».
J’ai commencé à écrire de façon sérieuse assez tardivement, au début de la trentaine. Mais j’avais toujours écrit des poèmes en privé d’une façon ou d’une autre.
Dans la vingtaine, j’ai fait des études en arts visuels, dont une maîtrise. Mes projets utilisaient beaucoup de texte. Progressivement, les éléments non textuels devenaient de moins en moins importants et, à un moment donné, il ne restait que du texte. C’est à ce moment-là que je me suis dit que ce que je faisais était peut-être de la poésie.
Le travail des poètes est de créer les conditions optimales pour l’éveil d’une curiosité chez les lecteurices envers le langage et, par extension, envers le monde.